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A M A E P F : Amicale des missions australes et polaires françaises

À LA RECHERCHE DE L’EXPÉDITION FRANKLIN, disparue dans l’archipel arctique

18,90 

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Description

L’approche et le franchissement du passage du Nord-Ouest par les glaces arctiques entre l’Atlantique et le Pacifique ont fait l’objet de nombreuses tentatives, surtout par les Anglais qui, à partir du  xix e siècle, en ont fait une priorité et, parmi eux, Sir John Franklin dont la disparition en 1845 avec tous les membres de son périple déclenche à partir de 1848 une succession de missions de recherches qui se sont poursuivies jusqu’à nos jours.

Sur la base des rapports des capitaines de ces multiples expéditions, publiés dans les Bulletins de la Société de Géographie, Alain Fillion a tenté, en cinq parties, d’en retracer l’histoire. Entreprise redoutable, à partir de traductions, que d’entraîner le lecteur non familier de ces parages, à la suite des divers détachements, dans leurs péripéties sur de longues distances à travers le dédale de détroits, îles, caps ou baies englacés. Au cours de ces opérations, la découverte en différents endroits de cairns, tombes, squelettes, vêtements, argenterie, restes de chaloupes, contenant quelques notes manuscrites, a permis, avec des témoignages d’Inuits, de reconstituer en partie la tragédie, et la marche des survivants vers le sud après l’abandon des navires bloqués à proximité de l’île du Roi Guillaume.

Des interrogations subsistent : les épaves des navires n’ont toujours pas été retrouvées, ni la tombe de Sir John Franklin pas plus que son journal de bord ; les marques particulières sur les squelettes laissent  soupçonner des cas de cannibalisme auquel auraient pu recourir les derniers survivants confrontés à la faim, au froid et à l’épuisement.

Dans le cadre de recherches récentes utilisant des moyens scientifiques, des analyses de prélèvements sur des dépouilles, en différents sites, ont révélé des taux élevés de plomb, dus à la brasure les boîtes de conserves, qui auraient entraîné un empoisonnement, cause de la tragédie indépendamment du scorbut, de l’état général de l’équipage au départ et de divers problèmes matériels tels que vêtements inadaptés, cartes imprécises, faiblesse de la résistance des coques à la puissance des glaces.

Quelques remarques : les repères numérotés sont parfois absents des cartes schématiques auxquelles le texte renvoie ; des températures négatives annoncées, surprenantes, pas même atteintes en Antarctique, jusqu’à  -101°C  pages 13 et 104 ; l’orthographe des noms propres et la transcription de certains toponymes semblent parfois fantaisistes ainsi la rivière Back ou Great Fish River p. 36, est-elle la Rivière du Grand-Poisson p. 86, et la grande rivière des Poissons p. 73 (repère 9 carte 3, et non carte 2). Si l’ouvrage est bien documenté, de nombreux renvois ou répétitions n’en facilitent pas la lecture et nuisent à la clarté de l’ensemble.

INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES

Alain Fillion – Ed. du Félin – coll. Les marches du temps – janvier 2007 – broché, couverture illustrée N et B – 15 x 23 cm – cartes, illustrations couleurs hors texte 

bibliographie, repères chronologiques 

284 pages 

ISBN 2-86645-639-4.

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