Je mets enfin les pieds sur la base Alfred Faure, accueilli par Paul, le discro, puis un accueil au café fort sympathique nous attend.
Nous formons vite par la suite une chaîne humaine pour décharger au plus vite les vivres à -20 °C pour ne pas interrompre la chaîne du froid, entre les caisses déposées au plus près des entrepôts frigorifiques par l’hélico et les lieux de stockage du « froid ».
Plusieurs chaînes se déploient en fonction de la destination des produits, viandes, poissons, légumes …tout doit être bien-être rangé.
D’autres caisses de vivres nous attendent ailleurs, moins urgentes (conserves, lait,..) pour les acheminer toujours par chaîne humaine vers un autre entrepôt.

Un tableau blanc au « restaurant » nous invite à nous inscrire aux « balades ». Ce sont les sorties organisées pour nous, les « touristes » de passage organisées par les agents de la réserve.

Le matin, ce sera la baie du Marin pour moi et l’après-midi, le « bollard » pour les albatros hurleurs.
Nous passons par le bâtiment le « biomar » pour ceux qui n’ont pas de bottes et le processus de biosécurité s’enchaîne.
Retour aux sensations olfactives et sonores avec la colonie de manchots royaux, indescriptibles, mais si ancrées dans ma mémoire sensorielle que cela me revient comme si c’était hier…

No comment…je ne maîtrise pas assez l’expression écrite pour tenter une description de ces instants exceptionnels.
Durant cette journée, c’est toujours l’occasion à chaque rencontre d’expliquer pourquoi je suis là, et comme tous les jours depuis le début du voyage, je prononce maintes fois le mot clé « AMAEPF » et les explications qui vont avec.
Tout s’enchaîne vite, après la visite du site du Bollard, un tour à la boutique de l’appro tout juste ouverte et le musée de crozet (gratuit !) à côté du GP.

Puis j’effectue un inventaire rapide de ce qui se trouve à la bibliothèque située à côté de ciné CRO.

Le temps s’est vite dégradé et les éléments sont déchaînés, vent fort, pluie horizontale…
À 18 h 30, c’est le pot de l’AMAEPF au Crozybar, avec présentation de l’association. L’occasion ensuite d’échanger individuellement avec les personnes souhaitant des précisions.
Je laisse au bon soin du discro de disposer de la RAP 98, des trois tomes disponibles des « Mémoires à plusieurs voix » et des livres que j’offre à ce district au nom de l’AMAEPF.
La soirée se poursuit au Crozybar après le dîner qui est toujours aussi varié et succulent.

Les activités du lendemain dépendront de la météo.
Le ciel se dégage, laissant apparaître une nouvelle fois une magnifique voie lactée et peut être une aurore australe assez faible vers l’horizon.

