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A M A E P F : Amicale des missions australes et polaires françaises
Entre CRO et KER

La rotation se poursuit avec une vie à bord qui reste assez rythmée, aller avec les jumelles en extérieur au-dessus de la passerelle ou à la passerelle même, pour observer les oiseaux marins, discuter avec les ornithologues, observer les instruments de navigation…

La salle de sport est bien fréquentée, mais ce n’est pas trop mon truc, il y fait trop chaud et l’air en conserve pour le sport, très peu pour moi…. J’ai quand même fait du vélo face à l’océan et au coucher de soleil, afin de marquer le coup !

Et puis ça peut m’aider à dormir, la fatigue physique. Mais sur le Marion, on est servi, vu le nombre de fois que j’escalade les escaliers abrupts, il y a de beaux dénivelés à réaliser plusieurs fois par jour.

Je me retrouve aussi au PC scientifique où les personnels TAAF (et IPEV) travaillent sur leurs ordinateurs. Je viens également avec mon ordi pour écrire entre autres ce blog et aussi répondre à certains messages « urgents », bien qu’à 13 000 km, le travail n’est jamais très loin dans la tête…

Alors, avant de partir, il va falloir que je me dresse une liste des ponts… le plan du Marion dans les coursives est très technique et destiné aux professionnels de la marine, pas clair du tout pour moi.

Il existe un pont C en dessous du mien où il y a des cabines.

Pont D : ma cabine ; et aussi l’accès à la cale océanographique à laquelle on accède en ouvrant une grosse porte déclenchant une alarme à chaque fois. C’est là qu’on dépose dans de grandes caisses, les bagages ne pouvant être pris sur nos genoux quand on descend sur base, ces caisses seront transmises avec l’élingue de l’hélico.

Pont E : le restaurant, forum (bar), et le très important bureau de l’OPEA avec le tableau d’affichage à surveiller en permanence (programme conférences, formations, horaires limite de dépose bagages, de réalisation biosécurité, horaires déposes, tableaux des plannings sur base, paiement du bar, boutique des personnels descendant sur base,…), sans oublier la boutique du Marion où je suis toujours accueilli avec un grand sourire, entre autres, car je suis un leur meilleur client… je les ai taquinés pour qu’il me crée une carte de fidélité « boutique »  « gold master plus » en tant que meilleur client et  pour avoir des réductions, sans succès…..L’ambiance est toujours très sympa à bord !

Pont F : le PC scientifique et le local incontournable de la biosécurité (à ne pas oublier de réaliser, sinon pas de descente sur les districts).

Pont G : permet l’accès par une coursive au « sas » d’embarquement (après appel de l’OPEA) pour la validation de notre nom, mise du gilet, attente du retour de l’hélico, puis accès la DZ à la suite d’autorisation du personnel de piste et puis l’hélico où il faut s’attacher au plus vite en ne mélangeant pas les ceintures avec celles du voisin.

Pont H : avec la salle de sport, la bibliothèque, les cabines de certains navigants. On peut accéder à la passerelle également.

C’est par là que je sors pour aller dehors « au-dessus » sous l’arche orange du Marion.

Il existe aussi des escaliers extérieurs à l’arrière du bateau permettant de tout grimper.

J’ai mis beaucoup de temps à tout comprendre…

Le premier jour, pour la formation sécurité, je suis arrivé quelques minutes en retard après avoir passé plusieurs fois devant la porte sans voir la petite plaque au-dessus de la porte indiquant en gris sur fond gris « salle de conférence ». Or tout démarre à la minute près sur le Marion.

Ce n’est pas un ferry ni un paquebot, ce n’est pas un lieu touristique avec plein d’indications, c’est mieux ainsi, on se croit dans un « vrai » navire…mais tout se ressemble.

Avant de partir, je me ferai une vidéo de tous les escaliers, ponts pour montrer et me souvenir de ce que j’ai vécu comme un labyrinthe. Un vrai jeu de piste. Je n’arrivais jamais à me retrouver dans la bonne coursive correspondant à ma cabine.

Les repas rythment également la journée, ainsi que l’ouverture du bar.

Tout est cadré, j’ai appris que tous les horaires à bord étaient à respecter à la minute.

Entre Crozet et Kerguelen se déroulent plusieurs conférences (les oubliés de Saint-Paul, et bien sûr, je présente la veille de l’arrivée à Ker, la saga du Mont Ross)

La veille d’une arrivée sur district, c’est aussi la séance de philatélie toujours animée avec brio par Jean Charles.

La dernière nuit avant l’arrivée à Port Couvreux, je vois encore depuis la passerelle de possibles faibles aurores…

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