De retour du déjeuner, après le départ de Saint Paul, je m’empresse de monter sur le pont pour observer la situation.
J’ai l’impression d’être à égale distance des deux îles !


Plus tard Saint Paul finira pour s’estomper derrière l’horizon.
Depuis AMS, on peut parfois observer Saint-Paul, m’a-t-on dit.
Ce ne sera pas le cas lors de cette OP pour laquelle la météo ne s’annonce pas fameuse.
On nous prévient que le temps va se dégrader dès le lendemain de notre arrivée, d’où l’intérêt de commencer les allers-retours en hélicoptère dès la fin d’après-midi.
Dépose sur la base.

S’ensuit le traditionnel discours de bienvenue de la cheffe de district, Marie France, la disams, accueil café, consignes de sécurité.

Jy suis habitué maintenant, mais ce sera déjà la dernière fois. Pour la prochaine île, La Réunion, ce sera le retour à la « civilisation » en toute indépendance et noyé dans la foule des inconnus. Bof, cela ne m’attire pas plus que ça… je vais perdre le confort de relations humaines établies, et d’une routine rassurante et confortable.
Sous la conduite de Manon, un bon groupe monte ensuite à la cabane Antonelli (la nouvelle) qui n’a pas été détruite par l’incendie de l’année dernière, contrairement à l’ancienne.



Nous voyons les couleurs noires de la terre brûlée recolonisée par la végétation, dont certaines invasives. Mais des phylicas poussent spontanément depuis l’incendie.

Malheureusement, 90 % de la végétation des phylicas a cependant été détruite par l’incendie.
C’est incontestablement une situation à suivre (dynamisme des invasives et régénérescence des phylicas à la suite de l’incendie).

Pendant ce temps, JACE, infatigable, poursuit son activité de graffeur sur différents supports de la base et des cabanes.

Après le débarquement du fret frais (comme sur les autres bases), il y a le tri des fruits et légumes frais avec la chasse aux espèces invasives avant leur stockage :

Des tableaux doivent être remplis (état, aspect (pourcentage de surface machée, pourrie, présence suspecte de vers, larves, d’insectes). Les produits sont rangés en : à jeter, à consommer rapidement, et à stocker dans les frigos.
Je réalise cette opération sous la conduite d’une personne « qualifiée », car je la découvre. Tout le monde est en action et cela va du coup assez vite.
Les frigos sont énormes, j’y rentre avec des caisses pour les empiler les unes sur les autres.
J’allais oublier les otaries qui, bien sûr, sont un des symboles d’AMS (avec les langoustes).
Elles remontent sur base avec le mauvais temps et lors de pluies.
Ce sera le cas pour la dernière journée sur base, passée sous la pluie.


Néanmoins, avant la pluie, d’autres activités ont pu se dérouler….
Suite au prochain épisode !
Photo : Laurent Legeay

