Kerguelen

En route vers Kerguelen, la journée du mardi fut très ventée, autour de 60 nœuds de vent. Nous sommes arrivés vers 19 heures au sud du cap Bourbon puis, en longeant Kerguelen par le sud nous étions à l’abri du vent du nord pour entrer au petit matin dans la baie du Morbihan sous un très beau soleil où nous pouvions admirer le mont Ross et la base à l’horizon.

 

À partir de 8 h, l’hélicoptère commençait ses va-et-vient vers Port-aux-Français où toute la base était là pour nous accueillir. Un petit mot de Paul, le Disker, très avenant puis un pot à « Totoche » concluaient la réception.

Toute la journée fut ensoleillée et permit de découvrir la base et ses environs dans d’excellentes conditions.

Jeudi, la météo était nettement moins bonne, pluie et vent, une journée pour travailler à l’intérieur sur les archives.

Le GP au travail…

Le retour sur le Marion a lieu le samedi à partir de 14h30 et nous prenons la route d’Amsterdam vers 16 h.

 

Dispersion des cendres de Michel Gonnet

En tant que représentant de l’Amicale des missions australes et polaires françaises, une mission m’avait été confiée : répandre à Kerguelen, selon sa volonté, les cendres de Michel Gonnet décédé en 2017. Michel avait été le médecin de la 29e mission.

En accord avec le secrétaire général des TAAF et le chef de district de Kerguelen, nous avions fixé cet événement le vendredi 18 décembre à 14 h à l’anse du Papou. Malheureusement, le vent s’était levé et nous empêcha de partir. Le nouveau rendez-vous fut fixé au lendemain à 6 h 30.
Nous sommes partis samedi matin à 5 h 30 vers l’anse du Papou sous un beau soleil et sans vent.

Arrivés sur place, le chef de district a rappelé les principaux éléments de la vie de Michel, puis j’ai lu la prière amérindienne que m’avait confiée Marie-France son épouse. Ce fut ensuite une longue minute de silence à la mémoire de Michel. Seules deux femelles éléphants de mer rompaient parfois le silence.

Avec Baptiste, l’actuel médecin de Port-aux-Français, nous avons, à quatre mains, dispersé les cendres de Michel dans un petit coin de verdure en écoutant la musique de Schubert préférée de Michel. Puis nous nous sommes de nouveau recueillis jusqu’à la fin du morceau. Le soleil était toujours présent et l’absence de vent nous a permis d’accompagner Michel dans sa dernière demeure dans la simplicité et le recueillement.