ÎLES SAINT-PAUL ET AMSTERDAM

 

SITUATION GÉOGRAPHIQUE ET PHYSIQUE

Informations Géographique :


Les îles Saint-Paul et Amsterdam, forment un district des Terres australes et antarctiques françaises composé des îles Saint-Paul et Amsterdam.

Ce district est situé dans le Sud de l’océan Indien à l’extrémité sud-ouest de la plaque australienne, à environ 1 325 km au nord-nord-est des îles Kerguelen.

Les deux îles sont de tailles très différentes, en effet l’île Amsterdam a une superficie de 54 km2 contre 8 km2 seulement pour l’île Saint-Paul.

Toutes deux sont des volcans actuellement inactifs. L’île Saint-Paul est caractérisée par un grand cratère central où la mer a pénétré. La dernière éruption qui s’y est produite date de 1792.

    

Amsterdam, située dans l’Océan Indien méridional par 37°50′ S et 77°35′ E est une des îles les plus isolées au monde. Elle est située à plus de 3000 km de tout continent, à mi-chemin entre l’Afrique du Sud et l’Australie.

L’île est d’origine strictement volcanique. Avec l’île Saint-Paul située à 91 km plus au sud, Amsterdam se trouve au sud-ouest de la ride médio-océanique est-Indienne. Les deux îles reposent sur un socle très étroit, qui tombe rapidement à de grandes profondeurs de plus de 3 000 mètres ; elles ont été séparées par la migration vers le sud-ouest du plancher océanique.

De formation très récente, Amsterdam est un volcan relativement simple constitué d’épanchements de lave et de projections de scories basaltiques.
L’île s’est édifiée en deux étapes :

– La première est représentée par le Fernand, le Grand balcon et le Pignon. Il s’agit d’un paléovolcan centré sur la partie sud de l’île dont la surface atteignait 44 km2 et dont la caldeira sommitale avait un diamètre d’environ 2 km, il n’en reste plus que 3 km2.

– La seconde étape est à l’origine du néovolcan de la Dives qui traduit un déplacement du centre éruptif de 2 km vers l’Est-nord-est. Une petite caldeira de 1,5 km de diamètre coiffe l’édifice et l’on y observe plusieurs niveaux d’un lac de lave d’où sont parties des coulées de lave fluides. Ces coulées ont pu atteindre 3 km de long et beaucoup d’entre elles ont formé des tunnels de lave. La coulée la plus étendue constitue le plateau des Tourbières au sud-ouest de la Grande Marmite.
À la fin de l’activité volcanique, de nombreux cônes scoriacés se sont construits. Il y en a 15 principaux et 10 secondaires. Le plus jeune d’entre eux est le cratère Dumas que la fraîcheur permet de dater du dernier siècle. Excepté de rares et faibles secousses, aucun signe d’activité volcanique n’est plus enregistré sur l’île. Les données paléomagnétiques suggèrent que l’essentiel de l’île s’est formé pendant les 690 000 dernières années et probablement de façon très intense dans l’intervalle 400 000 à 200 000 ans.

Pour plus de photo et de détail, voir le site « Et pourquoi pas » de Gwendoline Désormais.

Tunnel de lave :
https://et-pourquoi-pas-explorer-les-tunnels-de-lave/

Caldeira de la Dives :
https://et-pourquoi-pas-faire-le-transit-pour-entrecasteaux/

Plateau des Tourbières :
https://et-pourquoi-pas-faire-une-premiere-manip-au-plateau-des-tourbieres/

Topographie du terrain :

L’île à la forme d’une ellipse orientée nord-sud de 9,2 km de longueur et 7,4 km de largeur. La superficie est d’environ 54 km2 et de longueur de côte de 28,5 km.

À la suite d’un effondrement, la partie occidentale est limitée par des falaises de 400 à plus de 700 m de haut conférant à l’île un profil dissymétrique. Dans les autres directions, l’île a grossièrement la forme d’un cône régulier tronqué à l’altitude de 600 à 700 m.

Peu découpées et dépourvues d’abris, les côtes n’offrent qu’un point saillant à l’ouest : la pointe d’Entrecasteaux.

L’île est entièrement ceinturée de falaises à l’exception de deux points, l’un au nord-est de la pointe de la Recherche et l’autre entre la Mare aux Éléphants et la Cale à proximité de la Base Martin-de-Viviès.

En dehors des grandes falaises ouest auxquelles ont peut associer le secteur des Grandes ravines au Sud, on peut distinguer trois régions :

– Le bas pays jusqu’à l’altitude de 250 m environ est constitué de faibles pentes se terminant par des falaises côtières de 20 à 80 m de haut. En forme de croissant le bas pays comprend au nord le Versant des Taureaux sauvages, à l’est le Versant des Philicas (ou l’on trouve aujourd’hui les derniers peuplements naturels de cet arbre) et au sud le bas du Glacis des joncs et la zone érodée des Terres Rouges. Il est limité en altitude par le relèvement de la pente qui correspond aussi à la limite inférieure du plafond nuageux pendant une bonne partie de l’année.

– Le haut pays, de 250 m à 600 m environ d’altitude, est constitué de pentes moyennes. Le haut pays est beaucoup plus arrosé que le bas pays et la sécheresse estivale (février-mars) y est beaucoup moins marquée en raison de l’importante nébulosité.

– Le plateau central est constitué de deux unités bien distinctes : le Plateau des Tourbières à l’ouest et la Caldeira de la Dives au centre de l’Île.

Le Plateau des Tourbières, entre 550 et 600 m d’altitude et d’une surface de 183 hectares, est dominé à l’ouest par le Mont du Fernand (731 m), la Rambarde (616 m) et au sud-est par le Pignon (720 m) qui sont des vestiges du paléovolcan. C’est une surface très plane, mais malgré tout relativement bien drainée.

La Caldeira de la Dives, à une altitude de 700 à 720 m, est dominée au sud et à l’est par le Mont de la Dives (881 m) et la longue crête de son contrefort est. C’est une surface fermée très peu drainée de 81 ha contenant des tourbières saturées en eau parsemées de petits lacs. Elle est divisée en trois parties par l’effondrement du plancher de la Caldeira le long de la Barre du Toubib et de la Grande Marche. La partie nord de la Caldeira contient en son centre un cône récent : Le Museau de Tanche (748 m).

Autour de ces deux zones planes on peut inclure dans la région du Plateau central les versants sud-est du Pignon, de la Dives ainsi que la zone comprise entre le Faux Sommet, le Brûlot, la Grande marmite et la côte 500 m au nord-ouest du cratère Vulcain.

> Consulter la carte de l’île d’Amsterdam au format PDF

> Consulter la carte de ÎLES SAINT-PAUL ET AMSTERDAM au format PDF

1696 VLAMING
Base 1950
Base 1965
Base 1972

Histoire

Histoire de l’île d’Amsterdam :

Ce sont les compagnons de Magellan, tué aux Philippines au cours de son tour du monde, qui le 18 mars 1522 à bord du « Victoria », sous les ordres de Juan Sébastien Del Cano, découvrirent la plus haute des deux îles, appelée maintenant Amsterdam. Le journal de Francisco Alvo pilote du « Victoria » venant de Timor (île de la Sonde) et allant au Cap est formel à cet égard. Il y est dit, à la date indiquée, que son navire passant par 37° 35 de latitude sud, se trouve en vue d’une île élevée ayant environ 6 lieues de tour et paraissant inhabitée, mais qu’on ne peut y prendre pied malgré plusieurs tentatives.

Une centaine d’années plus tard, le navire hollandais « Zeewolf » commandé par Harwick Claesz de Hillegom aperçut par temps brumeux la plus méridionale des deux îles (Saint-Paul) dont il fixa la latitude 38°50′ sud. N’étant indiquée sur aucune carte, il lui donna le nom de son navire, mais cette désignation ne fut pas adoptée par la suite. Quant à l’origine de ce nom, le géographe et géologue Charles Velain l’a retrouvée dans un portulan (carte marine que l’on dressait au moyen-âge du temps d’Henri II). C’est celui d’Evert Gysserths de 1559 qui indique par 38 de latitude Sud une île avec cette mention « tq descrobio o nao S. PAULO ».

Le 11 juin 1633, le gouverneur hollandais Van Diemen en se rendant à Java, passe entre deux îles à bord de son navire le « Nieuw Amsterdam », donnant ce nom à la plus septentrionale des deux îles.

Le premier débarquement eut lieu seulement en 1696, par le hollandais De Vlaming. Son récit donne peu de détails sur Amsterdam, mais contient une intéressante description de Saint-Paul et l’opinion accrédita que la découverte de ces îles était due à De Vlaming.

En 1792, l’amiral d’Entrecasteaux et Huon de Kermadec, allant en Tasmanie à la recherche de « La Pérouse » avec deux flutes de 500 tonneaux (La Recherche et l’Esperance) qui s’arrêtent les 28 et 29 mars devant Amsterdam, ce qui permit à l’ingénieur Beautemps Beaupre de faire un rapide lever de la côte orientale.

Un groupe de commerçant de l’île Bourbon (La Réunion), désireux d’organiser une station de pêche à Saint-Paul, pressa le gouvernement de prendre possession de ces deux îles. Celui-ci par arrêté en date du 8 juin 1843, charge le capitaine au long cours Marin Dupeyrat de cette mission. C’est ainsi qu’aurait dû devenir française l’île d’Amsterdam le 1er juillet 1843. Le pavillon national y fut hissé et le capitaine Dupeyrat retourna à bord de son bateau, l’« Olympe », vers la Réunion, laissant à Saint-Paul le premier détachement de marine et quelques pêcheurs. Six mois plus tard, le capitaine Guerin chargé de ravitailler la petite garnison à Saint-Paul et les pêcheurs établis dans le cratère, rentre et fait un rapport pessimiste sur les ressources et les conditions de vie offertes par l’île. Dès l’année suivante, le gouvernement fait savoir qu’il ne ratifie pas le récent acte de possession, la garnison est alors évacuée. L’établissement de pêche, privé d’appuis officiels, périclite et doit être abandonné en 1853.

Ces îles redeviennent des îles à conquérir et bien que sans propriétaires, elles seront assez souvent visitées, cette seconde moitié du 19e siècle étant marqué par plusieurs expéditions scientifiques. Amsterdam, qui jusque-là n’avait vu que quelques pêcheurs, chasseurs d’otaries ou naufragés, va devenir dès le mois de décembre 1870, une terre à coloniser, du fait d’un habitant de la Réunion, Heurtin qui débarque de la « Sarcelle », le 18 janvier 1871, avec sa famille et quelques compagnons pour tenter des essais de culture et d’élevage de bovidés. Les résultats furent négatifs et Heurtin et les siens retournèrent à la Réunion le 19 août 1871.

Croquis 1874

Depuis l’expédition de Dupeyrat en 1843, les pêcheurs de la Réunion, qui continuaient à fréquenter les deux îles, étaient persuadés de leur appartenance à la France. L’incertitude régnera jusqu’en octobre 1892, époque où l’aviso « La Bourdonnais » se voit confier la mission de venir hisser le pavillon français sur ces deux îles. Malgré une mer houleuse, la cérémonie eut lieu à Amsterdam, mais la même opération se solda par un échec à Saint-Paul. En janvier 1893, lors de son retour des îles Kerguelen, l » Eure » » renouvelle la prise de possession. Ces îles sombraient dans l’oubli, lorsqu’un décret du 21 novembre 1924 les rattache à la province de Tamatave à Madagascar.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, ces îles furent peu visitées, mais les Anglais songèrent à installer une station météorologique, à Saint-Paul. La France reprendra ce projet en considération quelques années plus tard ; une île située sensiblement à égale distance de l’Antarctique, de l’Australie et de l’Afrique du Sud se devait de recevoir une station météo. C’est pourquoi, le 31 décembre 1949, le langoustier « Sapmer », commandé par le capitaine Vendavaine, débarque à Amsterdam la première mission dirigée par Paul Martin de Vivies.

Depuis une base scientifique permanente, la base Martin-de-Viviès, est installée sur Amsterdam et accueille sans discontinuer depuis 1949 des missions successives qui comptent entre 23 et 35 personnes selon la saison (mais aucune population résidente ne vit sur l’île d’Amsterdam).

Il n’y a en revanche pas de présence humaine permanente sur l’île Saint-Paul, qui n’est visitée que lors de brèves expéditions scientifiques ou écologiques.

Les deux îles sont protégées au sein de la réserve naturelle nationale des Terres australes françaises. Cette protection couvre tant leurs espaces terrestres que leurs eaux territoriales respectives.

Voir cet article pour lire des annales de géographie (Année 1893) Les îles Saint-Paul et Amsterdam :
https://www.persee.fr/doc/geo_0003-4010_1893_num_2_7_7216

LE CLIMAT

Le climat de l’île d’Amsterdam :

L’île d’Amsterdam présente le climat le plus clément des îles subantarctiques. Il se rapproche de celui de la Bretagne. Il contraste avec celui des autres bases, c’est pour cela qu’elle est souvent appelée l’île tropicale des subantarctiques.

L’île d’Amsterdam est soumise à un climat de type océanique tempéré. La zone de convergence des eaux subtropicales et subantarctiques se trouve à environ 600 km plus au sud et la température de la mer en surface varie approximativement de 12 °C en aout à 18 °C en févier.
La température de l’air sous abris varie de 11 °C en aout à 18 °C en février, la moyenne annuelle étant de 14 °C. Les masses océaniques qui entourent l’île constituent un puissant volant thermique, expliquant cette faible amplitude saisonnière.
En revanche, on observe là aussi un effet du réchauffement climatique avec une hausse du nombre de jours avec une température supérieure à 20 °C.

L’humidité est généralement élevée et ne présente que peu de variation d’un mois à l’autre (80 % en mars et 83 % en novembre). Ce fait est principalement dû à une nébulosité importante et à la fréquence de plafond nuageux bas. La fréquence des brouillards est quant à elle assez faible d’une dizaine de jours par an.
Les précipitations sont relativement abondantes avec 1114 mm de moyenne annuelle répartie sur presque 240 jours. Les pluies fines sont majoritaires, mais l’on observe là aussi une baisse de la précipitation avec une moyenne en dessous de 1000 mm, les quatre dernières années.

Des chutes de grêles, grésils ou de neiges sont parfois observées en hiver, mais sur le haut de l’île. Les mois de décembre à mars sont les mois arrosés. Une courte saison sèche existe en février et mars (les deux seuls mois de l’année avec une évaporation supérieure aux précipitations) dont l’effet est amplifié à basse altitude par la forte perméabilité et la faible capacité de rétention en eau du substrat rocheux.

L’insolation est relativement importante, les mois de décembre à mars étant les mieux ensoleillés.

Le vent est une composante climatique importante de cette région avec une vitesse moyenne de 27 km/h et 150 jours par vent fort (supérieur à 16 m/s soit 55,6 km/h). Les vents de secteur ouest sont prédominants, les directions les plus fréquentes étant ouest, ouest-nord-ouest et nord-ouest.

Voir le site d’info climat pour plus de détail :
https://www.infoclimat.fr/climatologie/globale/ile-d-amsterdam-martin-de-vivies/61996.html
Pour l’année 2018 :
https://www.infoclimat.fr/climatologie/annee/2018/ile-d-amsterdam-martin-de-vivies.html

ACTIVITÉS SCIENTIFIQUES


Les activités scientifiques sont assurées par les VATs
Biologie animale (CEBC, CNRS, Chizé)
Bilogie végétale (Muséum d’Histoire Naturelle de Paris ?)
Magnétisme terrestre (EOPG, CNRS, Strasbourg)
Physico chimie de l’atmosphère (LSCE, CNRS-CEA,
Gif sur Yvette)
Sismologie (EOPG, CNRS, Strasbourg)

PROMENADES


Promenade sur Amsterdam
> Voir le PDF
Promenade sur St Paul
> Voir le PDF

ÎLES SAINT-PAUL ET AMSTERDAM

BASE MARTIN DE VIVIÈS
BASE MARTIN DE VIVIÈS
BASE MARTIN DE VIVIÈS
BÂTIMENT DE LA BASE MARTIN DE VIVIÈS
BÂTIMENT DE LA BASE MARTIN DE VIVIÈS
BÂTIMENT DE LA BASE MARTIN DE VIVIÈS
MOUSSE
PHYLICA
GORFOU
STERNE SUBANTARCTIQUE
ALBATROS AMSTERDAM
ALBATROS BEC JAUNE
5-AMAEPF-AMSTERDAM-oiseaux-Albatrosfuligineux-dos-sombre.jpg
SKUAS
OTARIE
ELEPHANTS DE MER
VACHES
CHAT HARET

LIENS ÎLES SAINT-PAUL ET AMSTERDAM


De nombreux liens à découvrir

> En savoir plus